Le Coaching individuel –

Un face à face entre écoute, silence et concentration

 

Le coaching individuel naît de la demande d’accompagnement d’un individu, lequel manifeste par  là un certain besoin de recherche et d’exploration de lui-même, un besoin de se concentrer et de se (re-)trouver.

Par sa solide compétence professionnelle et son éthique– grâce à sa qualité d’écoute et sa posture adéquate -, le coach permet à l’individu de trouver en lui-même les réponses à ses questions.

Dans la relation qui s’établit entre le coach et le « coaché », le coach est le garant du cadre soutenant, sécurisant et respectueux dans lequel se déroulera le coaching. Faisant table rase de toute attente, jugement ou conseil, le coach assume une présence attentive et questionnante. Et s’il confronte parfois, c’est toujours avec bienveillance et justesse. A la différence d’un thérapeute, dont le rôle est de « prendre soin et de soigner », le coach est un « déployeur de potentiel », aidant le sujet à grandir et à émerger à travers crises et défis[i]. Le coaching suscite la créativité en renvoyant le « coaché » à l’utilisation de ses propres ressources.

D’autre part, le coach se pose en garde-fou par rapport à certains travers de notre société post-moderne qui nous voudrait toujours plus performants, plus puissants, parfaits, heureux, compétents, etc. Ce syndrome ne conduit que trop souvent au stress, voire au burn-out, à l’insatisfaction chronique…

 

Les qualités du Coach

Une qualité essentielle du coach est naturellement sa qualité d’attention à l’égard de son coaché. Celle-ci se caractérise par une écoute respectueuse, dénuée de tout jugement.

Par ailleurs, citons de manière non-exhaustive :

  • L’écoute active de Rogers et les techniques de questionnement
  • La confrontation et le recadrage
  • Les signes de reconnaissance, les permissions et les protections
  • Les étapes du deuil, par exemple la courbe du deuil d’E. Kübler-Ross (face à des problématiques telles que des licenciements, des burn-out, des désillusions, etc.)
  • Le tableau des méconnaissances pour dépasser certaines croyances limitantes
  • La vigilance par rapport au triangle dramatique de Karpman (transferts, contre-transferts…)

Dans le processus d’accompagnement,  le coach prend le temps et donne le temps au coaché. Il en accueille ses silences et l’invite ainsi à la concentration.

 

 

Pour approfondir le sujet → lire « Le silence dans la pratique du Coaching »

 

 


[i] Christian Lestienne (2009), « Le coaching ou l’art d’accompagner l’émergence du sujet à travers crises et défis », article paru dans Les Cahiers de l’Académie n°83.

[ii] Françoise Falisse, coach professionnel certifié par l’Académie de Coaching en 2009.

[iii] Ibid.